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6. La prostitution : peut-on pénaliser le client ?


Touche-pas-a-ma-pute ! 

Le manifeste des 343 « salauds »


  5 / 1. Prostitution : peut-on pénaliser le client ? 

 5 / 1. Prostitution : peut-on pénaliser, en Droit, le client ?  5 / 2. UN SEUL DÉBAT ÉQUILIBRÉ SUR UNE PETITE RADIO (RFI) !


 Avant de faire l'exercice, il est plutôt conseillé de visionner la vidéo en intégralité, avant de cliquer sur le lien des réponses.

Devenez la victime consentante d'actes de féminophilie, pour mieux vous en protégez !  

ou cliquez ici

Pénaliser les clients : PS et UMP vont-ils violer le Droit ? Débat du 30/03/2011



Petit exercice pratique :

 1. Trouvez les techniques de manipulation utilisées par le député UMP Guy Geoffroy dans ce débat, et désigner les par leur nom : je n'accuse pas ce journaliste, pour une fois, faute d'éléments à charge. Sachez que quelques techniques suffisent à elles-seules à faire leur effet psychologique d'influences sournoises condamnables sur le public, c'est-à-dire à vous faire adhérer contre votre gré ou non à une idée, à une opinion et à une idéologie : ici, celle des lobbies intégristes féministes minoritaires.

 2. Trouver quelques traits de personnalité propres à ce profil nouveau de délinquant politique, et désigner les par leur nom.



Débat BFM TV du 30 mars 2011, retranscrit par écrit :  « Faut-il pénaliser les clients ? »

- Guy Geoffroy, député UMP féminophile : « la prostitution est un mal profond, la prostitution, c'est la négation de l'identité de l’être humain, au travers d'une domination parmi d'autres, d'une violence parmi d'autres, et le simple fait que, dans tout les pays occidentaux, aujourd'hui, 90% des personnes prostitués soient des victimes de la traite des êtres humains.

- le journaliste : 90% des prostituées en France sont victimes en fait de la traite et de mafias ? Qu'est-ce que c'est comme source, comme chiffres ? Ça vient d’où ?

- Guy Geoffroy : « Ho ben ça, c'est tout les constats que nous faisons. Et nous faisons les mêmes constats dans tout les pays étrangers que nous avons visité, que ce soit des pays qui interdisent ou des pays qui facilitent.

- le journaliste : Mais on entend aussi des témoignages de prostituées dire que c'est un choix, une façon de gagner sa vie?

- Guy Geoffroy : Bien sur, mais vous entendrez beaucoup plus parler les personnes qui ont une légitimité à dire que c'est un choix […], on entends beaucoup moins, et pour cause, les personnes qui sont sortis de la prostitution […], et qui nous ont dit

quel avait été le parcours de souffrance, de douleur, le calvaire qu'elles avaient vécues,jusqu'à réussir à sortir, grâce à tout le monde associatif […].

- le journaliste : Donc en tarissant la demande, on tarira l'offre aussi […] ?

- Guy Geoffroy : C'est exactement ce que nous pensons, parce ce que c'est ce qu'on fait les suédois, qui ne sont pas particulièrement puritains […]. Ce sont eux qui ont libéré, dans les années soixante, le sexe comme véhicule ordinaire de l'identité des hommes et des femmes. [Ils] ont naturellement estimé que, dans le prolongement de la libération des mœurs, il fallait lutter pour l'égalité entre les hommes et les femmes, lutter contre les violences, la prostitution est d'autant plus une violence qu'aujourd'hui elle est caractérisé par la traite des êtres humains.

- le journaliste : Cécile Lhuillier, d'accord avec l'idée d'interdire la prostitution en pénalisant les clients ?

- Cécile Lhuillier, du Collectif "Droit et Prostitution" : Absolument pas. […] On a vu effectivement les résultats du délit de racolage passif, dans le cadre de la loi sur la sécurité intérieure, qui non seulement n'a pas atteint les objectifs affichés de lutte contre le proxénétisme, mais qui, en plus, a dégradé considérablement les conditions de travail des travailleuses du sexe, que vous semblez, Monsieur Geoffroy, considéré comme des "victimes"...

- le féminophile G. Geoffroy : Elles sont victimes, elles sont victimes !

- Cécile Lhuillier : Vous considérez qu'elles sont "victimes", mais ce type de "mesures légales" ne va qu'aggraver leurs conditions de travail.

- G. Geoffroy : Pas en Suède.

- Cécile Lhuillier : Et c'est ce qui m’intéresse particulièrement.

- le journaliste : Pourquoi ça aggrave les conditions de travail de punir le client ?

- Cécile Lhuillier : De punir le client ? Parce que déjà, ça va va raréfier le client, parce que juste en terme de ressource..

- le journaliste : Elles feront un autre métier ?

- Cécile Lhuillier : Non, elles ne feront pas un autre métier, elles travailleront plus, et dans des conditions dégradées, en sachant que les travailleuses du sexes qui cèdent à certaines exigences de certains clients, c'est en premier lieu les passes non protégées, les passes sans capotes ; par ailleurs, ça va encore "invisibiliser" la profession […], [pousser les prostituées] encore plus à la clandestinité.

- le journaliste : En fait, la prostitution existe, en fait, mais elle est cachée ?

- le féminophile G. Geoffroy : Et ben justement, ce n'est pas le cas,

- Cécile Lhuillier : Et bien si !

- G. Geoffroy : puisque les études très sérieuses qui ont été mené en Suède […] attestent que la prostitution dans la rue a diminué de moitié, et qu'il n'y a pas eu de transfert sur la prostitution cachée, et en particulier sur la prostitution par internet […], ces formes […] contemporaines, un peu difficiles à contourner de nouvelle prostitution. En suède, les premiers résultats sont encourageants, et moi je tiens à le dire, nous ne sommes pas dans le haro contre les personnes prostituées, que nous voudrions stigmatisés, au contraire,

- le journaliste : Ben si […], vous voulez les empêchez de travailler ?

- G. Geoffroy : […] Franchement, le corps humain est un bien marchand, monsieur ?

- le journaliste : Mais ça, c'est un jugement moral !

- G. Geoffroy : Non, ce n'est pas un jugement moral, c'est un jugement philosophique, éthique, politique.

- le journaliste : C'est votre jugement ?

- le député féminophile G. Geoffroy : Non, ce n'est pas mon jugement, vous savez que dans la loi, aujourd'hui en France, il y a un article du code civil qui dit bien que le corps humain est inaliénable : le corps humain n'est pas un bien marchand, ce n'est pas une denrée de consommation, comme d'autres denrées de consommation, la preuve, c'est que, dans 90 % des cas, ce sont des réseaux qui s'enrichissent, c'est le crime organisé.

- le journaliste : Oui, mais c'est parce que c'est interdit ?

- G. Geoffroy : Non, par ce que c'est rentable.

- Cécile Lhuillier :[…] Est-ce que c'est le débat que le corps humain soit [ou ne soit pas] une marchandise, vu l'état du marché du travail, je ne suis pas sûr ? Moi, ça fait assez longtemps que je travaille, j'ai vendu pas mal de parties de mon corps, je vous assure, entre mes bras, mon dos […], donc, la définition basique de la prostitution comme vendre son corps, je pense que dans le marché du travail dans lequel on évolue en ce moment, voilà, [après, bon je pense aussi qu'il y a des considérations morales qu'il faut assumer d'abord !]

- le journaliste : Seulement ces prostitués que vous rencontrez aussi, celles qui sont malades ou qui contractent aussi des maladies, elles-mêmes, elles sont certes précaires, mais elles sont aussi pour beaucoup victimes de réseaux, et on ne peut pas accepter ça non plus aussi au quotidien ?

- Cécile Lhuillier : Je n'ai sûrement pas les mêmes chiffres que Mr G.Geoffroy. Effectivement, je ne suis pas du tout en train de dire que la majorité des prostituées a choisi de se prostituer, mais ce que je déplore, en revanche, c'est que celles qui sont auto-organisés, qui sont en auto-support […], elles, elles parlent à la première personne, elles ont un discours à la première personne, celles-là, au moins, déjà, qu'on commence par les écouter ! […] Elles savent de quoi elles parlent […], elles sont toutes opposées à la pénalisation du client [...].

- le journaliste : Et qu'est-ce que vous faites de ces petites africaines ou celles d’Europe de l'Est que l'on voit autour de nos villes, et qui, à mon avis [ne sont pas majeures pour la plupart], et qui sont laissées comme ça finalement à la merci de n'importe quel détraqué ?

- Cécile Lhuillier : [je pense que la revendication des travailleuses du sexe seront bénéfiques pour ces filles] Quant on considère qu'une personne est victime [...],

- le journaliste : Mais elles n'ont peut-être pas le choix ces filles là […] ?

- Cécile Lhuillier : Elles auraient plus de choix si elles avaient des droits, il faut commencer par ça.

- le journaliste : Donc, pour vous, on doit plutôt réfléchir aux droits à donner à celles qui se prostituent, ce qui servira aussi à mieux les protéger, plutôt qu'à réfléchir à une nouvelle pénalisation ?

- Cécile Lhuillier : Bien sûr, il faut arrêter le tout répressif, on a vu ce que ça a donné ! Ça fait huit ans que les travailleuses du sexe subissent les conséquences de la loi sur le racolage passif [...]

- le féminophile G. Geoffroy : C'est qu'elle n'a pas si mal marché que ça ?

- Cécile Lhuillier : [Ben si tel était le cas, on le saurait !], par contre, les réseaux de proxénétisme, ils sont moyens démantelés...

- le journaliste : S'il faut un cran supplémentaire, c'est que ça n'a pas fonctionné, Mr Geoffroy ?

- le féminophile G. Geoffroy : [...] ça n'a pas totalement fonctionné, mais on ne peut pas dire que ça n'ait pas produit de résultats, la preuve, ça raréfiait la demande.

- le journaliste : Non, ça l'a déplacé […], même les policiers avec qui on en parle disent que...

- G. Geoffroy : […] ho, j'en sais quelque chose, vous savez, je suis un élu de Seine et Marne, et les forets qui ne sont pas loin de chez moi sont la démonstration de tout cela !

- le journaliste : Bon, ben alors ? [rire général, devant une contraction majeure]

- Le féminophile G. Geoffroy : Oui, mais nous, nous estimons qu'il y a trois parties prenantes dans la prostitution : il y a le proxénète, dans 90% des cas, et je pense même dans beaucoup plus de 90% des cas, car les petits copains qui vivent sur la bête, ce sont des proxénètes ; il y a la personne prostituée qui est avant tout une victime ; et il y a le client, bon. Si on ne réussit pas assez à contraindre, pour limiter ce mal social qu'est la prostitution, avec les deux premiers acteurs, il faut aller voir du coté de la demande. D'ailleurs, en Suède, pourquoi ça marche, parce que les réseaux ont dit : "En Suède, c'est trop compliqué, on ne va pas gagner [d'argent]"

- le journaliste : [Les proxénètes se disent simplement] : On va ailleurs [c'est tout] ?

- le féminophile G. Geoffroy : Oui, mais nous, nous voulons changer les consciences, pas pour faire de la moralisation abêtissante.

- le journaliste : [...] changer les consciences, c'est un petit peu quant même ça ![...] La prostitution n'a pas une utilité sociale ?

- le féminophile G. Geoffroy : […] absolument pas, c'est un poncif sur lequel j'invite beaucoup à beaucoup réfléchir...

- Cécile Lhuillier : C'est un poncif sur lequel les travailleuses du sexe réfléchissent elles-mêmes !

- le féminophile G. Geoffroy : Ce n'est pas parce que c'est [le plus vieux métier du monde] que ça doit continuer. Étymologiquement, vous savez ce que ça veut dire prostitution? Ça veut dire avilissement.

- Cécile Lhuillier : Et le travail, vous savez ce que ça veut dire ?

- G. Geoffroy : Regardez l’étymologie de prostitution : Depuis l'origine du mot, on y a associé l'avilissement.

- le journaliste : Regardez cette question, que nous avons posé tout au long de la journée, justement, à celles et ceux qui suivent BFMTV : "Faut-il pénaliser les clients de la prostitution ?" [Oui : 30%. Non : 70%]. C'est un instantané, c'est une photo.

- le féminophile G. Geoffroy : En suède, c'était la même chose au moment du vote de la loi, dix ans après, c'est l'inverse. Parce que la pénalisation doit s'accompagner, bien évidemment, de l'information, de la sensibilisation, de l'éducation, l'un ne va pas pas sans l'autre.

- le journaliste : Préféreriez-vous, à ce moment là, qu'on réfléchisse à une "organisation de la prostitution", comme en Allemagne, avec des maisons, avec des contrôles sanitaires ?

- le féminophile G. Geoffroy : Sûrement pas, c'est l' horreur !

- Cécile Lhuillier : On n'est pas obligé de se calquer sur un modèle strate […] d'un autre pays européen. Juste un petit point sur la Suède : il faut arrêter d'encenser la Suède. Il y a un syndicat qui s’appelle Rose-Alliance, en Suède, ce sont des filles qui sont organisées...

- le féminophile G. Geoffroy :[Ce syndicat parle beaucoup, mais il est très minoritaire !]

- Cécile Lhuillier : [Ben voyons !]. N’empêche que ce sont des travailleuses du sexe, qui exercent, qui savent de quoi elles parlent, qui sont opposées depuis des années à la pénalisation du client. Le revers de la médaille, en suède, vous savez ce qui se passe pour les personnes séropositives, en Suède ? Il y a une pénalisation de la transmission du VIH en suède : les personnes séropositives sont obligées de fournir les listes de leurs partenaires sexuelles, c'est ça que vous voulez comme modèle sanitaire ? Par ailleurs, sur les maisons closes, déjà, moi, je vais parler de bordel. Il faut réfléchir avec les travailleuses du sexe, sur des bordels [...] autogérés, sur des possibilités d'exercer comme elles le veulent […]. L'idée, c'est qu'on puisse exercer comme ils veulent et ou ils veulent.

- le féminophile G. Geoffroy : Là où on n'est pas d'accord, et votre point de vue est très respectable, et le mien ne l'est pas moins, d'autant plus que c'est le point de vue partagé par beaucoup de personnes qui nous aident à réfléchir à ces questions, c'est que la prostitution n'est pas une activité banale ![…]. Nous sommes à une période où il est important de s'interroger sur les valeurs profondes de nos sociétés, et parmi les valeurs profondes, il y a le respect de la dignité de la personne humaine, il y a la question de savoir si le corps humain est un bien marchand comme les autres […]. Nous, nous voulons tout simplement essayer de faire comprendre dans notre pays, où l’égalité hommes/femmes régresse dans le regard des petits garçons sur les petites filles,

- Cécile Lhuillier : Dans l'autre sens aussi !

- le féminophile G. Geoffroy : nous voulons inviter, dans notre société, à réfléchir.

- le journaliste : Mais la prostitution a toujours existé, donc elle n'est pas cause principale de ce regain [d'inégalités hommes/femmes] que vous décrivez.

- le féminophile G. Geoffroy : Mais aujourd'hui, aujourd’hui, les choses s'aggravent, au lieu de s'améliorer, et nous pensons qu'il est important de sensibiliser, dès le plus jeune âge, les enfants au regard de l'autre. C'est inviter à réfléchir sur la nature de l'acte que l'on envisage de commettre, en allant s'acheter un service sexuel : nous, nous disons que les services sexuelles n'existent pas, le corps humain n'est pas un bien marchand, tout simplement. (Débat BFM TV du 30 mars 2011) 



Enquête du journal Marianne, du 5 au 11 février 1011 


   La féminophile Caroline De Haas, porte-parole d'Oser le féminisme et collaboratrice du socialiste féminophile Benoit Hamon (PS), nous révèle, dans un article du magazine Marianne (du 5 au 11 février 2011) la "nature et la structure" du sujet féminophile. Il y est question donc d'un débat sur la réouverture éventuelle des maisons closes. Quelles sont les techniques de manipulation utilisées ? Comme vous allez le constater, en cliquant sur le lien des réponses à l’exercice, vous y retrouverez les mêmes procédés.


Marianne : Que répondez-vous à ceux qui considèrent que des maisons closes réglementées permettent de mieux encadrer la prostitution ?

Caroline De Hass : [Dans] les pays où elles existent : on y constate une explosion de la prostitution [...]. Au Pays-Bas, le nombre de mineurs a triplé. En Allemagne, le trafic d'êtres humains a augmenté de 70% en huit ans.

[…]

Marianne : Vous militez pour la pénalisation du client ?

Caroline De Hass : « […] La loi doit dire qu'on ne peut pas acheter le corps d'une femme ».

Marianne : Mais rien ne permet de dire que la prostitution [n'existe pas dans les pays où elle est pénalisée]. Or, sans contrôle, on a toutes les chances de laisser se développer de vraies situations d'esclavage : c'est l'argument majeur de ceux qui défendent le principe des maisons [closes].

Caroline De Hass : à ce compte-là, on peut tout aussi bien dire que le trafic d'organes doit être encadré par l'état, pour que les prélèvements se fassent dans de meilleures conditions ! Il faut des limites. Et la limite est la question du corps.

Marianne : D'aucuns rétorquent que chacun est libre de faire ce qu'il veut de son corps...

Caroline De Hass : Le libéralisme fait qu'on place la liberté individuelle au-dessus de tout. En son nom, on justifie la prostitution, le port de la burqa, la GPA (gestation pour autrui)...Bref, on considère l'oppression des femmes comme un progrès ! La prostitution, c'est une persistance de la domination masculine. Or, je trouve qu'il est important qu'une société se donne pour objectif d'en finir avec le patriarcat. 










L'émission Salut les terriens sur Canal + (le samedi 10 décembre 2011) débattait également sur la thématique de la prostitution, avec la féministe, communiste et féminophile Clémentine Autain et le député UMP féminophile Bernard Debré, et le cinéaste Thomas Langman. Point de philosophes et de constitutionnalistes non plus pour rappeler le Droit : il y a encore la censure des opposants. etc.




Débat sur la prostitution à sens unique, encore



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